Décès du pasteur Herbster

Le pasteur Bernard Herbster est décédé ce vendredi 6 mars 2026.
pasteur bernard-herbster

Depuis deux ans et demi, il était atteint de la maladie de Charcot et avait été admis en janvier 2024, à la Maison Cauzid de Livron, maison gérée par les Diaconnesses de Reuilly.

Jusqu’au bout, il est resté maître, lucide et serein dans ses décisions concernant l’évolution et l’issue de sa maladie. Ces derniers temps, il était alité et ne pouvait plus bouger. La respiration devenait difficile. Sa lucidité et sa clairvoyance restaient cependant entières. Il avait lui-même prévu, avec le service des soins palliatifs de la Drôme, de programmer une sédation qui devait le conduire à ce que lui-même appelait une « délivrance ». Il a lucidement convoqué les soins palliatifs pour le 6 mars. La sédation a été très rapide. Il est décédé le 6 mars dans la soirée.

Tout au long de sa maladie, Bernard Herbster a manifesté une force et une sérénité qui ont marqué tous ceux qui l’ont accompagné et visité. Ils sont venus régulièrement d’Alsace, d’Ardèche, du Diois, de l’ACAT, des groupes œcuméniques, et ont tous été impressionnés et nourris par la force tranquille et sereine de Bernard. La veille du rendez-vous avec l’équipe des soins palliatifs, une des médecins de l’établissement Cauzid est passée dans sa chambre pour le saluer. Elle lui a dit : « Cette chambre sera pour moi, la chambre de la sérénité ». La leçon de vie qu’il nous a donnée comptera et restera comme une petite pierre précieuse sur le chemin de nos existences et rencontres. Il a été un véritable passeur, un passeur de vie, un passeur de confiance et d’espérance.

 

Bernard est né en 1943, dans la vallée de Munster, en Alsace. Après ses études de théologie, à la Faculté de théologie de Strasbourg, il part en coopération au Cameroun. Il enseignera pendant six ans dans une des écoles de l’Église évangélique du Cameroun. À son retour, il est nommé comme pasteur aux côtés du pasteur Pierre Berger dans la paroisse du Neuhof. Le Neuhof est un quartier sensible et difficile de Strasbourg. Bernard y développe un ministère à dimension sociale, justice et droits humains.

En 1987, il est accueilli comme pasteur de l’Église Réformée de France et occupera successivement les postes de Guilherand-Granges–Saint-Péray, du Cheylard et de Luc-en-Diois. Son ministère en Drôme-Ardèche sera marqué par des engagements à travers l’ACAT, la Cimade et les groupes bibliques œcuméniques.